Performance
Arts visuels
Deep are the woods
Éric Arnal Burtschy
À la croisée de la danse et des arts visuels, ce spectacle immerge le public au cœur d’un dispositif où la lumière est la seule interprète. Une expérience visuelle, ludique et poétique qui invite petits et grands à une déambulation sensorielle libératrice.
Deep Are The Woods est une expérience immersive où la lumière devient l’interprète principale, rendue tangible par un subtil brouillard. Le spectateur, libre de se déplacer, explore un espace sensoriel mêlant perception corporelle et imaginaire. Inspirée par la nature et son mystère, cette pièce interroge notre lien à l’Univers, à travers une écriture unique mêlant mouvement, dramaturgie et lumière.
Biographie
Artiste et chorégraphe, Eric Arnal-Burtschy crée des experiences immersives à la jonction des arts vivants et visuels. Ses créations sont considérées comme une forme fascinante, spectaculaire, immersive et expérimentatrice (Sylvia Botella, L’Echo), proches d’une nouvelle forme artistique (Aude Lavigne, France Culture) et génératrices d’innovation artistique, scientifique et technologique (Timour Sanli, L’Echo).
Note d’intention
Écrire la lumière
A la jonction du spectacle vivant, du numérique et des arts visuels
Deep are the Woods est un spectacle immersif dont l‘interprète est la lumière. Cette dernière, rendue tangible par un fin brouillard, habite l’espace dans une idée de respiration et de vibration. Le spectateur est placé au centre du dispositif et se déplace librement. Il est fait appel autant à son imaginaire qu’à sa perception corporelle : la lumière a une matérialité, elle entoure et caresse, donnant l’impression de pouvoir la saisir et créant un espace de projection tant physique que mental.
La pièce part d’une relation avec la nature, comme un horizon rasant le sol ou des rayons de lumière passant à travers les feuilles dans la forêt mais ce qui m’intéresse est ce qu’il y a derrière la nature, ce qui se passe quand on va dans la forêt pendant la nuit, ce qui est derrière le ciel. Il y a l’idée de se retrouver avec soi-même et d’un lien à l’Univers.
Concernant le dispositif, c’est un peu la sensation que l’on peut retrouver chez les plasticiens Anthony McCall, James Thurell ou Etienne Rey mais une attention particulière est ici portée à l’écriture du mouvement, à la sensation du vivant et à l’écriture dramaturgique.
Cette pièce a ainsi pour particularité d’avoir tous les attributs d’un spectacle vivant (corps en mouvement, durée, dramaturgie, écriture de l’espace et des déplacements…) malgré le fait qu’elle repose sur une écriture de l’immatériel. Elle mêle le champ chorégraphique aux arts numériques et visuels tout en restant proche de l’écriture du vivant.
La lumière comme interprète
La lumière relève autant de l’intangible que du tangible, elle donne à voir mais est invisible par elle-même et n’apparaît que dans l’interaction avec un autre élément, ici le brouillard. Dans cette interaction, elle prend alors corps, le corps le plus rapide que nous connaissions, un corps immortel et infini. Ecrire la lumière, chorégraphier la lumière, c’est la possibilité d’écrire l’espace et de mettre en mouvement un corps immensément plus vaste que le sien mais dont les problématiques restent celles d’un corps en mouvement : quel mouvement, avec quelle intention, quelle dynamique, pour générer quelle composition d’ensemble ?
Il y a en effet une proximité avec le vivant dans ce projet qui est liée à une attention portée à la respiration de la lumière et à la manière dont elle habite l’espace. Pourtant, il ne faudrait pas voir dans cette proximité un parallèle avec ce que pourrait apporter une présence humaine mais plutôt la volonté de donner à ressentir, par la lumière, un univers immensément vaste et vibrant : que la lumière ait une présence qui lui donne la possibilité d’incarner l’immensité et l’intangibilité, une forme de vibration qui permette de générer du vivant.
Distribution & mentions
Écriture : Eric Arnal-Burtschy
Mise en scène : Eric Arnal-Burtschy
Direction technique : Benoît Simon
Machinerie : Guillaume Troublé
Programmation Rpi : Olivier Meunier
Accompagnement en production : Sylvia Courty –Boom’Structur
Administration : Camille Poulain
Diffusion et développement : Ad Lib · Support d’artistes
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Une création d’Eric Arnal-Burtschy
Une production de BC Pertendo
En coproduction avec ARCADI, L’L, les Halles de Schaerbeek, actOral, L’L Fondation.
Avec l’aide du Fonds régional d’art contemporain de Provences Alpes Côte d’Azur.
Avec le soutien de Artdanthé – Théâtre de Vanves, NEMO – Biennale internationale des arts numériques, Le 104 – Paris, le Merlan – Scène nationale de Marseille, Montévidéo – Créations contemporaines, CDCN L’Atelier de Paris – Carolyn Carlson, Le Château éphémère, Centre culturel Wolubilis.
Dans la presse
Une des pièces immanquables cette saison.
RTBF – La chronique culturelle
Le spectacle à voir de la saison numérique.
Le Soir – Catherine Makereel
Deep are the Woods, entre quête de transcendance et interrogation sur l’infini.
Estelle Spoto, Le Vif – L’Express
Deep are Woods explore de manière passionnante la lumière, dans une forme spectaculaire, immersive et expérimentatrice.
Sylvia Botella – L’écho
Une expérience très rare de la lumière, qui se comporterait ici à la façon d’un corps dansant dans l’espace.
Gérard Mayen – Mouvement
Une beauté ensorcellante.
Robin Broos – De Morgen