Danse
WOD
Lundy Grandpré (Akène Lenoir & Marco Mary)
Un danseur/crossfiteur et un danseur/sociologue explorent le cross training pour questionner la normalisation des corps et l’injonction à la performance. Entre haltères, sueur et paillettes, ils explorent ce monde du muscle de façon pop et décalée. Par-delà l’imagerie superficielle, ils révèlent des enjeux de genre, de classe et d’économie. Une performance musclée qui déconstruit les représentations du corps idéal.
WOD ne se contente pas d’exposer le monde du Crossfit : il le détourne, le déconstruit et le sublime. À travers une danse physique et engagée, le duo revisite les gestes sportifs et leurs symboles pour en révéler l’absurdité, la violence, mais aussi la beauté. Les chorégraphies, tantôt percutantes, tantôt remplies d’ironie, nous invitent à réfléchir aux corps que nous habitons et à ceux que nous construisons. Entre performance de soi et critique sociale, WOD trace une nouvelle ligne de force : celle d’un corps libéré, qui s’affirme dans toute sa diversité et ses contradictions.
biographie
Le collectif Lundy Grandpré réunit Lucile Genin, Marco Mary et Akène Lenoir. Leur travail interroge genre, domination et constructions sociales à travers une approche artistique et politique. Ils explorent le corps, ses limites et les structures qui l’oppressent, mêlant recherche universitaire et création artistique.
Akène Lenoir, diplômé du CNSMD de Lyon en 2018, collabore avec Amala Dianor, Malika Djardi et Charlotte Rousseau. Il cofonde Lundy Grandpré pour explorer l’écoféminisme et les liens interespèces via installations, performances et participation du public. Il initie aussi une réflexion sur le sport et ses rapports de pouvoir avec Al fait nuit dans le gymnase (2021) et SQUATS (2022), poursuivie avec WOD (2024), en collaboration avec Marco Mary.
Marco Mary, danseur et chercheur en sociologie, s’intéresse à la politisation des chorégraphes et aux danses urbaines. Diplômé en histoire, arts du spectacle et science politique, il mène des recherches sur le hip-hop et le waacking. Son approche, influencée par Pierre Bourdieu, vise à déconstruire les stéréotypes et à repenser les imaginaires à travers la danse.
Distribution et mentions
Scénographie et collaboration artistique : Lucile Genin
Costumes : Gabrielle Marty
Son : Martin Poncet
Lumières : Sandrine Sitter et Inès Guillon
Regard extérieur : Marine Colard
Vidéo : Didier Serciat
Assistanat : Mathilde Hausermann Ramisse
Production : Lundy Grandpré
Coproduction et accueil en résidence : Carreau du Temple, Établissement culturel et sportif de la Ville de Paris ; Les SUBS, lieu vivant d’expériences artistiques, Lyon
Soutien et accueil en résidence : Théâtre de Vanves / Scène conventionnée d’intérêt national « Art et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts ; Mise à disposition du studio de la Maison de la Danse, Lyon – Pôle européen de création ; Lisière, atelier de création artistique ; Avec le soutien du CND Centre national de la danse, accueil en résidence ; Avec le soutien du mécénat de la Caisse des Dépôts ; Avec le soutien de la direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes